Les dernières avancées de la science montrent l’importance d’avoir un microbiote riche et varié pour la santé. En ce sens, les instituts de recherche et l’industrie s’emploient à découvrir des prébiotiques de nouvelles générations, capables de favoriser d’autres flores bénéfiques.

Les premières recherches sur les prébiotiques se sont axées sur des composés fermentescibles par les bactéries bénéfiques connues, comme les bifidobactéries et les lactobacilles. Ainsi, l’inuline, les FOS et les GOS sont devenus les prébiotiques de première génération.

Aujourd’hui, la notion de prébiotique s’est élargie à d’autres polysaccharides complexes, comme les HMO (Human Milk Oligosaccharides), les xylo-oligosaccharides, les mannan-oligosaccharides ou encore l’amidon résistant.

Le projet RestorBiome, soutenu par le 24ème appel à projets du FUI et labellisé par les pôles de compétitivité Vitagora et Céréales Vallée, vise à développer des molécules prébiotiques de nouvelle génération qui auront la capacité de développer l’ensemble d’un groupe de microorganismes pour permettre une meilleure santé de l’hôte.

Ce projet, de 2.2M€, qui débutera en septembre 2018 pour une durée de trois ans, réunit cinq partenaires : General Mills (porteur du projet), Biovitis (spécialisé dans les extraits végétaux et microbiens), Solactis (fournisseur de galactofructose), l’équipe Probihôte de l’Inra et l’UMR Medis de l’Université de Clermont Auvergne.

La première phase du projet consistera à identifier des micro-organismes commensaux d’intérêt. Les équipes sélectionneront ensuite une liste de molécules capables d’être dégradées par ces micro-organismes et travailleront sur leur extraction. Enfin, les équipes travailleront à l’incorporation de ces nouveaux ingrédients dans des matrices alimentaires classiques, comme des produits laitiers fermentés, des céréales du petit-déjeuner et des barres céréalières.

 

Source : Process Alimentaire. n° 1357, Avril 2018, p 54, « Comment nourrir le microbiote ».